Rénovation énergétique et construction Tout savoir sur les déperditions thermiques

Tout savoir sur les déperditions thermiques

Déperdition thermique : comment y remédier ?

Vous avez tout le temps froid et êtes obligés de chauffer plus que nécessaire pour avoir une température confortable dans votre logement ? Votre habitation est très certainement sujette de déperditions thermiques ! Quelles sont-elles et d’où proviennent-elles ? De votre isolation à vos menuiseries, découvrez comment limiter les pertes de chaleur, pour un confort thermique de qualité au quotidien !

1. Comment fonctionne la déperdition thermique ?
2. Quelles sont les conséquences de la déperdition de chaleur sur mon habitation ?
3. D'où proviennent les pertes énergétiques d'un bâtiment ?
4. Comment calculer et identifier les déperditions thermiques d'une maison ?
5. Comment limiter les déperditions thermiques de mon logement ?

Comment fonctionne la déperdition thermique ?

La déperdition thermique désigne les pertes de chaleur que peut subir une habitation. Plus précisément, elle correspond aux échanges d’air entre l’intérieur et l’extérieur de votre logement.

Ces déperditions peuvent s’effectuer de 3 façons différentes :

    • Par l’intermédiaire du renouvellement de l’air des grilles d’aération et de la VMC. Ces pertes sont normales, puisqu’elles résultent d’un renouvellement de l’air nécessaire.

    • Par le biais des parois surfaciques, c’est-à-dire celles qui séparent l’intérieur de votre maison de l’extérieur, comme les murs ou menuiseries. Ces déperditions naturelles résultent de l’inertie de votre habitation.

    • Au travers de ponts thermiques, situés entre deux éléments de la construction. Il s’agit de zones de construction où la barrière isolante est interrompue. Ces pertes de chaleur peuvent être corrigées par le biais de travaux de rénovation.

Suivant le principe thermique selon lequel le chaud va toujours vers le froid, les calories accumulées par le chauffage vont vers l’extérieur, au lieu de rester dans vos pièces. Plus votre maison est mal isolée, plus les déperditions sont élevées.

Quelles sont les conséquences de la déperdition de chaleur sur mon habitation ?

Au quotidien, les pertes de chaleur ont un véritable impact sur votre niveau de confort, mais aussi plus directement sur vos dépenses énergétiques. Les déperditions engrangent trois grandes conséquences :

    • Une consommation énergétique excessive. En effet, vous chauffez plus que nécessaire pour tenter d’obtenir une température convenable.

    • Des factures énergétiques qui sont logiquement plus élevées à cause du profil énergivore de la maison.

    • Un confort thermique dégradé puisque vous peinez à atteindre un niveau de chaleur stable, dans lequel vous vous sentez bien.

Les conséquences sont aussi écologiques, puisque les maisons dites “passoires énergétiques” sont aussi plus polluantes.

D'où proviennent les pertes énergétiques d'un bâtiment ?

Pour pouvoir envisager d’effectuer des travaux afin de pallier les déperditions thermiques d’un logement, le mieux reste encore d’en connaître l’origine ! De la toiture au sol en passant par les fenêtres, les points faibles des habitations sont nombreux.

🔎 Le pourcentage de déperdition thermique selon l'origine

Origine des déperditions Pourcentage de pertes
Toiture

30 %

Murs

20 %

Renouvellement de l'air et fuites

20 %

Fenêtres et portes

15 %

Planchers bas

10 %

Ponts thermiques

5 %


Il est possible d’utiliser une caméra thermique, qui affiche directement les ponts thermiques, les pertes et les défauts d’isolation. Il est possible d'évaluer l'importance de ces défauts grâce au code couleur rendu. Selon la couleur qui apparaît sur la caméra, les déperditions sont plus ou moins importantes.

Le conseil IZI
Tout le monde ne possède pas une caméra thermique ni même les compétences pour utiliser cet appareil. C'est pourquoi, il est recommandé de faire appel à un professionnel pour savoir d’où proviennent exactement vos déperditions !

La toiture jusqu’à 30 % de pertes

Le toit est le plus gros point faible d’une maison, en termes de déperdition thermique, très souvent à cause d’un défaut d’isolation au niveau des combles. Plusieurs points peuvent facilement expliquer que cette partie du logement soit à l’origine d’une aussi grosse perte de chaleur :

    • Une grande exposition au vent, provoquant des passages d’air froid.

    • La chaleur à tendance à monter et fatalement à s’échapper par la toiture.

    • La surface de contact avec l’extérieur y est élevée.

Les murs jusqu’à 20 % de pertes

Souvent mal isolés, les murs sont la seconde plus grande source de déperdition d’une maison. En cause, une isolation par l’intérieur, généralement peu épaisse dans un souci de gain de place.

Résultat, les parois du logement sont froides et laissent s’échapper le chauffage. Ce manque d’isolation laisse aussi l’humidité extérieure pénétrer dans l’habitation, provoquant un taux d’hygrométrie élevé.

Les fenêtres et portes jusqu’à 15 % de pertes

Le vitrage des fenêtres, particulièrement lorsqu’il est simple, est souvent responsable des ponts thermiques au niveau des menuiseries. Le matériau dans lequel cette dernière est fabriquée peut lui aussi jouer un rôle dans les déperditions. En effet, le PVC est, par exemple, un bien meilleur isolant que l’aluminium.

Concernant les portes, en plus de leur matériau de construction, les joints sont la principale cause des pertes de chaleur.

De même, nécessaires afin d’avoir un air sain dans votre logement, les grilles d'aération situées sur les fenêtres et baies vitrées peuvent être à l’origine d’une partie des pertes de chaleur. C’est aussi le cas des serrures de vos portes !

Le sol jusqu’à 10 % de pertes

Bien que les pertes soient moins élevées par le plancher bas, elles provoquent un véritable inconfort pour les habitants. En effet, un sol mal isolé est générateur de froid au niveau des jambes et participe au refroidissement de la température intérieure. Ce phénomène peut être amplifié par la présence d’une cave, d'un vide sanitaire ou d’un sous-sol sous l’habitation.

Ce problème est néanmoins plus présent dans les maisons anciennes où le plancher n’était pas isolé.

Comment calculer et identifier les pertes de chaleur d'une maison ?

Il existe plusieurs méthodes pour calculer les pertes thermiques d’une habitation. La plus simple consiste, lors d’un bilan des déperditions, à utiliser le coefficient G. Celui-ci s’exprime en Watt et correspond à la déperdition volumique d’un bâtiment.

Le résultat de ce bilan s’obtient alors grâce à la formule suivante G x V x ΔT :

    • G (W/m3.°C) étant le coefficient de déperdition globale, il s’obtient en fonction de la norme d’isolation correspondante au bâtiment. Par exemple pour ceux construits selon la norme RT 2005, G = 0,65 W/°C m3.

    • V correspond au volume de l’habitation.

    • ΔT est la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur du logement.

Bien que très simple d’utilisation, cette méthode n’est toutefois que d’une fiabilité relative. Pour plus de précision, il est préconisé d’utiliser le coefficient Ubât, qui est celui sur lequel se repose la réglementation thermique. Celui-ci s’obtient en calculant les pertes de chaque paroi, fenêtres, portes...

Comment limiter les déperditions thermiques de mon logement ?

Comment limiter les déperditions thermiques de mon logement ?

Afin d’améliorer le parc immobilier français, l’État a mis en place la réglementation thermique RT 2012 (puis la RT 2020 depuis le 1er janvier 2020), que doivent respecter toutes les nouvelles constructions. Pour les logements anciens, il est conseillé de procéder à un projet de rénovation énergétique, afin d’améliorer durablement votre confort.

Faire un bilan énergétique

Pour déceler l’origine des déperditions de chaleur de votre logement, le mieux est de commencer par un audit énergétique. Grâce à celui-ci, vous connaissez l’ordre dans lequel réaliser vos travaux ainsi que l’investissement que vous avez à réaliser.

Ce diagnostic complet est réalisé par un professionnel, qui calcule précisément vos déperditions et les localise. Pouvant être en partie pris en charge par MaPrimeRénov’, ce dernier permet de connaître les dysfonctionnements de votre habitation et les travaux nécessaires.

Revoir son isolation

Une fois que vous connaissez l’origine de vos pertes de chaleur, vous pouvez agir sur votre isolation ! Selon les résultats du bilan effectué, différents travaux peuvent s’imposer. Pour vous aider à les réaliser, des aides financières comme MaPrimeRénov’ ou l’éco-prêt à taux zéro sont disponibles. Si vos travaux permettent une baisse annuelle de 55 % de votre consommation d'énergie, vous pouvez demander la prime coup de pouce pour la rénovation globale.

👉 L’isolation des murs

Si vous pouvez opter pour une isolation par l’intérieur (ITI), le plus efficace reste l’isolation par l’extérieur (ITE). En effet, l’ITI est une bonne solution qui permet de protéger votre logement du froid, mais elle ne limite pas les ponts thermiques. Par ailleurs, l’isolation intérieure annule l’inertie des murs, qui leur permet de stocker de l’énergie et la restituer.

L’ITE est ainsi celle offrant le meilleur résultat, en mettant en place une enveloppe calorifuge autour des murs extérieurs de votre maison. Cette technique d’isolation permet de supprimer une grande partie des ponts thermiques. Très performante, elle permet de réaliser 10 à 20 % d’économie sur vos factures. De même, elle présente aussi l’avantage de ne pas empiéter sur votre espace intérieur.

👉 L’isolation de la toiture

Source importante de perte de chaleur, plusieurs solutions existent pour isoler votre toit. Ces dernières dépendent de vos combles, s’ils sont aménagés ou non.

Pour des combles perdus, le plus simple est de procéder à une isolation par soufflage. À l’aide d’une machine, un professionnel disperse des flocons de laine de verre, ou de roche, ou de la ouate de cellulose, sur le plancher des combles. Cette technique, en plus d’être rapide à mettre en œuvre, est aussi peu coûteuse.

Si vos combles sont aménagés, il faut alors revoir l’isolation des rampants, soit les parties en pente de la toiture. Vous avez alors la possibilité d’opter pour des panneaux isolants à positionner depuis l’intérieur ou d’installer un isolant extérieur (sarking) sous vos tuiles / ardoises.

👉 L’isolation du sol

Souvent délaissée, l’isolation des sols est pourtant nécessaire pour améliorer votre confort quotidien. Selon la configuration de votre logement, il est possible de procéder à une isolation par le dessus ou par le dessous.

Si vous possédez une cave, un sous-sol ou encore un vide sanitaire, il est préférable d’opter pour une isolation par le dessous. Ce type d’isolation est possible si vous possédez un minimum de 1 m de hauteur.

En revanche si vous ne possédez aucun vide sous votre plancher, l’isolation par le dessus est privilégiée. Cette technique exige néanmoins de défaire votre revêtement de sol.

Changer ses menuiseries

Pour vos fenêtres et baies vitrées, il est conseillé de choisir du double ou triple vitrage selon leur exposition. Il existe aussi aujourd’hui des vitrages spécialement conçus pour une isolation thermique renforcée, si vous vivez dans une zone particulièrement froide.

Concernant le matériau qui constitue votre menuiserie, celui-ci doit être choisi en fonction de l’isolation dont vous avez besoin. Le châssis étant moins isolant que le vitrage, son choix en est d’autant plus important. C’est pourquoi il est davantage conseillé de se tourner vers le bois ou le PVC qui sont de très bons isolants. Toutefois, les fenêtres et portes en aluminium sont désormais renforcées avec des rupteurs de pont thermique.

Pour choisir votre fenêtre, vous pouvez par ailleurs vous fier au coefficient thermique Uw indiqué. Plus celui-ci est bas, plus la menuiserie est isolante.

Améliorer sa ventilation

Très utile pour que l’air de la maison soit sain, la ventilation mécanique contrôlée (VMC) est parfois à l'origine de fuites d’air et par conséquent, de déperdition thermique !

La mise en place d’une VMC double flux est ce qu’il y a de mieux pour lutter contre les pertes de chaleur. Cette dernière extrait l’air pollué de vos pièces vers l’extérieur et en apporte un neuf à l’intérieur, à température ambiante. Cet échange permet aussi de limiter les courants d’air et ainsi de réaliser des économies de chauffage !


Des factures de chauffage très élevées et une difficulté à atteindre la température voulue dans votre maison sont des signes de déperditions thermiques, qui doivent vous alerter. En faisant réaliser un audit énergétique, vous pouvez savoir où elles se situent exactement et commencer des travaux de rénovation globale. S’ils vous permettent d’effectuer des économies d’énergie, ils sont surtout idéaux pour retrouver un véritable confort quotidien !

 

Vous souhaitez limiter vos déperditions thermiques ?

Contactez nos experts IZI by EDF ! Ils vous accompagnent afin d'opter pour les travaux de rénovation énergétique les plus adaptés à votre projet.

Demander un devis

 

0 Commentaire à propos de « Tout savoir sur les déperditions thermiques »
Laisser un commentaire
Veuillez valider le captcha
Obtenez un devis

Recevez votre devis sur-mesure sous 24h

IZI by EDF collecte ces informations personnelles en vue de vous proposer un devis. Voir notre politique de confidentialité des données.