Rénovation énergétique et construction VMC : guide complet de la ventilation mécanique contrôlée

VMC : guide complet de la ventilation mécanique contrôlée

VMC : guide complet de la ventilation mécanique contrôlée

Vous ouvrez vos fenêtres chaque jour afin de bien aérer votre intérieur et apporter de l’air frais ? Si cela fait effectivement partie des recommandations pour garder un air sain, ce n’est cependant pas suffisant ! En effet, pour garder une maison salubre, il est recommandé de la ventiler. C'est-à-dire, faire circuler de l’air en continu dans le logement, rôle que remplit la VMC.

Comment fonctionne-t-elle ? Quels sont les différents systèmes de VMC ? Pour quel prix ? Découvrez toutes les réponses grâce à notre guide complet !

1. Quel est le rôle de la VMC et à quoi sert-elle ?
2. Est-il obligatoire d'avoir une ventilation mécanique contrôlée ?
3. Quel type de VMC choisir pour sa maison ?
4. Quel est le prix d'une nouvelle ventilation ?
5. Entretien : comment bien nettoyer une VMC ?

Quel est le rôle de la VMC et à quoi sert-elle ?

La ventilation mécanique contrôlée, plus couramment appelée VMC, est indispensable pour assurer le renouvellement de l’air à l’intérieur de votre logement. Elle évacue l’air vicié vers l’extérieur, en utilisant des bouches d’extraction, afin de protéger à la fois votre maison et votre santé. Ce mécanisme permet ainsi de forcer la circulation de l’air dans l’habitation.

👉 Elle évacue l’air pollué

Bien qu’on imagine souvent que notre intérieur est, relativement, à l'abri de la pollution, ce n’est malheureusement pas le cas. En cause, de nombreux gestes de notre quotidien ou encore des objets que nous possédons :

    • Les activités humaines comme le ménage ou la cuisine chargent l’air en polluants à cause des produits ménagers et de la combustion.

    • Nos meubles contiennent de la colle, du vernis ou encore des solvants que nous respirons.

    • La poussière, les poils d’animaux ou encore les pollens peuvent transporter des allergènes, bactéries ou virus qui circulent dans votre maison.

    • La respiration humaine dégage du CO2 qu’il faut évacuer.

Notre air intérieur est ainsi nettement moins bon à respirer que celui de l’extérieur ! Non renouvelé, il peut provoquer des allergies, irritations des voies respiratoires et maladies respiratoires.

👉 Elle protège de l’humidité

Outre votre santé, c’est aussi votre habitation qui peut se détériorer au fil des années si l’air n’est pas renouvelé. En effet, celui-ci, de part les activités humaines et la différence de température avec l’extérieur, se charge en humidité.

S’il n’est pas évacué, l’hygrométrie de la maison augmente, ce qui peut provoquer :

    • De la moisissure, sur vos murs, vos textiles ou encore vos meubles en bois, si l’air humide stagne dans le logement.

    • De la condensation, que vous pouvez souvent observer sur les surfaces vitrées, dans la salle de bain ou la cuisine.

    • Une dégradation de vos murs en faisant cloquer la peinture ou se décoller le papier peint.

Tout comme l’air vicié, un taux d’humidité trop élevé peut être mauvais pour votre santé en provoquant des maladies respiratoires.

👉 Elle participe à l’isolation

Vous pensez que l’isolation consiste à limiter, au maximum, les échanges thermiques entre votre habitation et dehors ? En partie seulement ! S’il faut effectivement faire en sorte que l’air chaud reste à l’intérieur de l’habitation, en extraire l’air humide vous permet d’avoir moins froid.

Certaines ventilations mécaniques contrôlées, comme la double flux, peuvent même préchauffer le nouvel air.

Est-il obligatoire d'avoir une ventilation mécanique contrôlée ?

Du fait des risques que représentent l’air vicié et une humidité trop élevée, sur la santé et l’état d’une habitation, il est fortement conseillé d’en assurer la ventilation. C’est pourquoi les autorités se sont attaquées à la problématique du renouvellement de l’air dans les logements dès 1955.

Il devient ainsi obligatoire de renouveler l’air des maisons par le biais d’une ventilation naturelle (VN). Celle-ci se fait via des grilles d’aération ou en ouvrant les fenêtres. Elle engendre néanmoins de grandes déperditions thermiques et ne permet pas de renouveler l’air en continu.

C’est pour cette raison qu'en 1982, un arrêté rend obligatoire la ventilation générale et continue. Celui-ci n’impose toutefois pas l’installation d’une VMC mais donne le choix entre cette dernière ou un tirage d’air naturel.

En complément, la norme DTU 68-3 vient préciser le débit d'extraction d’air réglementaire, que la VN peut rarement atteindre sans perte de chaleur. Si la ventilation mécanique contrôlée n’est donc techniquement pas obligatoire, elle est fortement recommandée.

Le conseil IZI
Même avec un système de ventilation en continu, il reste recommandé d’ouvrir ses fenêtres au moins 10 minutes par jour !

Quel type de VMC choisir pour sa maison ?

Votre choix de ventilation est souvent conditionné par le budget que vous possédez. Cependant, le système de VMC dépend aussi du type de logement dans lequel vous résidez (individuel ou collectif, maison neuve ou ancienne) mais aussi de votre isolation.

La VMC simple flux

VMC simple flux

Très répandue, la ventilation mécanique contrôlée à simple flux à l’avantage d’être basique et peu onéreuse. Elle se compose :

    • D’un bloc moteur, généralement situé sous la toiture, dans les combles ou dans un faux plafond.

    • De gaines d’évacuation reliées à des bouches d’extraction. Ces dernières sont souvent situées dans les pièces humides, comme les salles de bains, ainsi que dans la cuisine.

L’air frais est directement aspiré depuis les entrées d’air des fenêtres. Ce système, qui fonctionne en permanence, peut se présenter sous deux formes :

👉 La VMC autoréglable

Souvent choisie pour des raisons économiques, son installation facile convient très bien à la rénovation de maisons anciennes. Ce type de VMC permet de régler manuellement le débit d’air au niveau des grilles d’aération, par le biais d’un bouton ou d’une ficelle à tirer.

Il existe alors deux types de pose de gaines d’extraction :

    • La pose en branche : toutes les bouches d’évacuation sont reliées sur un unique conduit.

    • La pose en pieuvre : chaque bouche possède son propre conduit d’évacuation.

👉 La VMC hygroréglable

Cette installation automatise le débit d’extraction en fonction du taux d’humidité de l’air, grâce à des capteurs. Elle permet aussi de limiter le risque de mauvaises odeurs dans le logement, notamment dans la cuisine.

La VMC hygroréglable peut se présenter sous deux formes :

    • La VMC hygro A : seules les bouches d’extraction réagissent à la présence d’humidité. Cette solution est particulièrement utilisée dans les logements collectifs.

    • La VMC hygro B : dans cette configuration, les bouches d’extraction et les entrées d’air sont sensibles à l’humidité. Elle offre une plus grande efficacité en contrôlant mieux le taux d’humidité ambiant et en limitant les déperditions de chaleur. Ce système est plus souvent présent dans le neuf.

Contrairement à la VMC autoréglable, qui peut posséder plusieurs types de poses de gaines, l’hygroréglable ne possède toujours qu’un seul réseau.

L’info IZI
Si la VMC hygroréglable fonctionne toute seule, il est possible parfois d’accélérer le débit d’air grâce à un interrupteur.

La VMC double flux

VMC double flux

En plus d’extraire l’air pollué en dehors de votre maison, ce système apporte un air neuf, préchauffé, dans le logement. La VMC double flux adapte son débit d’air selon la pièce, celui-ci devant par exemple être plus élevé dans une salle de bain que dans une chambre.

Cette installation permet de réduire jusqu’à 70 % les déperditions thermiques liées aux fuites d’air, et donc de diminuer les factures de chauffage. Néanmoins, il est recommandé de n’installer une VMC double flux que dans un logement bien isolé, pour que son utilisation soit optimale. En été, il est possible d’inverser le flux d’air afin d’apporter une sensation de fraîcheur.

Pour son installation, il est nécessaire de faire appel à un professionnel qui dimensionnera parfaitement la VMC selon le volume de l’habitation. Un surdimensionnement risquant d’engendrer un assèchement de l’air et une surconsommation d’énergie.

La VMC gaz

VMC gaz

Fonctionnant de la même manière que la VMC simple flux hygroréglable, celle-ci peut toutefois aussi évacuer les résidus de combustion issus d’une chaudière au gaz. Pour répondre aux normes relatives à la ventilation gaz, il est aussi nécessaire d’avoir une entrée d’air.

Avec une VMC gaz, les bouches d’extraction sont directement reliées au système d’évacuation de l’appareil de chauffage, permettant d’évacuer le monoxyde de carbone en même temps que l’air vicié. Un contrôle complet de l’installation doit être effectué une fois par an pour s’assurer qu’il n’y a aucun défaut d’extraction.

Quel est le prix d'une nouvelle ventilation ?

Le coût d’une VMC dépend avant tout du système que vous choisissez, celui-ci occasionnant de grands écarts de prix :

    • La VMC simple flux autoréglable est la plus accessible avec une fourchette allant de 100 à 350 €.

    • Légèrement plus élevée, la VMC simple flux hygroréglable oscille entre 150 et 450 €.

    • La VMC double flux est la plus onéreuse avec des prix allant de 1 300 à 5 000 €.

    • Quant à la VMC gaz, celle-ci varie entre 300 et 600 €.

Vous souhaitez remplacer votre système de ventilation actuel ? Certaines aides sont disponibles pour l’installation d’une nouvelle VMC. Parmi les subventions que vous pouvez demander se retrouvent ainsi les aides de l’Anah, si la nouvelle installation entre dans le cadre de travaux de rénovation énergétique. Les subventions dépendent aussi du type de VMC que vous souhaitez installer.

🔎 Tableau récapitulatif des aides

Type d’aides VMC simple flux VMC double flux
MaPrimeRénov’ ✔️
CEE ✔️ ✔️
Habiter mieux sérénité de l’Anah Uniquement pour une rénovation énergétique Uniquement pour une rénovation énergétique
Eco-PTZ En accompagnement d’un remplacement de chauffage En accompagnement d’un remplacement de chauffage
TVA réduite 5,5 % 10 %

 

Pour bénéficier de chacune d’entre elles, vous devez faire appel à un artisan certifié RGE (reconnu garant de l'environnement). Notez aussi qu’il est possible de faire une demande d’aide financière si votre logement n’est pourvu d’aucun système de ventilation.

Entretien : comment bien nettoyer une VMC ?

Plus votre ventilation extrait l’air de votre intérieur, plus elle accumule des particules de poussière dans ses conduits et bouches d’extraction. Cette accumulation peut entraîner des pertes d'efficacité provoquant elles-mêmes un vieillissement prématuré de l’installation. De même, des risques sanitaires peuvent faire leur apparition, puisque l’accumulation de poussière peut engendrer des moisissures.

C’est pourquoi il est important de bien entretenir sa VMC. Pour cela, il est conseillé une fois par trimestre :

    • De nettoyer les bouches d’extraction en les démontant pour les passer sous l’eau chaude. Attention à bien les sécher avant de les remettre en place.

    • Dépoussiérer les entrées d’air en passant un chiffon ou l’aspirateur.

Les filtres échangeurs de la VMC double flux doivent être remplacés tous les 6 mois pour assurer un bon fonctionnement de l’appareil.

L’entretien des VMC gaz doit être effectué par un professionnel tous les ans, dont un entretien plus poussé tous les 5 ans.


Ainsi, si ce n'est pas la ventilation mécanique contrôlée qui est obligatoire, mais bien la ventilation, celle-ci reste primordiale pour respecter le débit d’extraction d’air réglementaire. De plus, elle vous protège de potentiels soucis de santé et limite la détérioration de votre maison tout en optimisant l’isolation et en contrôlant le taux d’humidité. Cette dernière est donc un vrai gage de confort au quotidien. C’est pourquoi, si vous souhaitez effectuer des travaux de rénovation, la VMC ne doit surtout pas être négligée !

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