Rénovation énergétique et construction La rénovation énergétique globale pour les maisons anciennes

La rénovation énergétique globale pour les maisons anciennes

La rénovation énergétique globale pour les maisons anciennes

Vous possédez une maison ancienne et projetez d’effectuer des travaux de grande ampleur pour la remettre en état ? Ne négligez pas la rénovation énergétique globale ! Au-delà d’une baisse certaine de votre consommation d’énergie, et donc de vos factures, vous gagnerez en confort et votre maison en valeur immobilière.

Pourquoi la rénovation globale permet de faire une plus-value ? Et quels sont les travaux à effectuer ? Découvrez toutes les informations à connaître pour vous lancer dans les travaux de votre maison !

1. Pourquoi faire des travaux de rénovation énergétique dans une maison ancienne ?
2. Quelles sont les contraintes légales avant de rénover un vieux logement ?
3. Quelles sont les étapes pour rénover une vieille maison ?
4. Coût : quelles aides pour la rénovation énergétique d'une maison ancienne ?

Pourquoi faire des travaux de rénovation énergétique dans une maison ancienne ?

Que vous viviez dans votre bien ou que vous le louiez, la rénovation énergétique offre de nombreux avantages. Elle procure un meilleur confort thermique au quotidien et fait baisser les factures énergétiques. De fait, vous ne chauffez plus de manière excessive pour atteindre la température voulue, voire continuer à avoir froid.

Elle permet aussi d’augmenter la valeur immobilière du logement. Ce point est d’autant plus vrai dans le cas des maisons anciennes, qui sont généralement catégorisées comme des “passoires thermiques”.

En effet, la rénovation énergétique améliore le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), de l’habitation ! Grâce à son étiquette énergie qui classe les logements de A à G, celui-ci permet de savoir si un bien est économe (A) ou énergivore (G).

Ainsi, les maisons anciennes, construites avant 1974 et la première réglementation thermique, sont généralement classées avec des étiquettes F ou G. Leurs forts besoins en énergie, et les factures que cela entraîne, font que ces logements sont plus difficiles à louer ou à vendre. Investir dans la rénovation énergétique, c’est donc s’assurer que son habitation sera attractive pour les futurs acquéreurs ou locataires !

L’info IZI
La Chambre des Notaires de France estime qu’un bien prend 5 % de valeur immobilière en moyenne par lettre de DPE gagnée !

Quelles sont les contraintes légales avant de rénover un vieux logement ?

La rénovation d’une maison ancienne est parfois soumise à des contraintes légales, qui peuvent avoir des répercussions sur votre projet. Il est effectivement possible de rencontrer trois cas de figures :

👉 Le logement est classé monument historique
Dans cette situation, vous devez faire une demande d’autorisation pour vos travaux de rénovation auprès de la Conservation Régionale des Monuments Historiques (CRMH). Par ailleurs, celle-ci doit être appuyée par un architecte exerçant depuis au moins 10 ans dans le domaine du patrimoine.

👉 L’habitation est située en zone protégée
Vous devez consulter un architecte des bâtiments de France pour toute modification de l’aspect extérieur de la maison (menuiseries, isolation extérieure…). La mairie ne peut vous autoriser à effectuer vos travaux qu’avec l’accord de ce dernier.

👉 La maison n’est pas en secteur protégé
Vous n’avez alors besoin d’aucune autorisation spécifique ou d’architecte (sauf en cas d’agrandissement) pour effectuer vos travaux. En cas de modification de la façade, vous devez toutefois vous soumettre au plan d’urbanisme local (PLU). De même, vous devez effectuer une déclaration préalable de travaux auprès de votre mairie.

Quelles sont les étapes pour rénover une vieille maison ?

Coût : quelles aides pour la rénovation énergétique d'une maison ancienne ?

S’il est, dans un premier lieu, plus intéressant de revoir votre isolation que de changer votre système de chauffage, le mieux reste d’opter pour un projet de rénovation globale. Ces travaux de grande ampleur sont réalisés en une seule fois et liés entre eux, afin de durablement améliorer les performances énergétiques du logement.

Restaurer l’isolation des combles

Cette étape de votre projet de rénovation énergétique est certainement la plus importante ! En effet, le phénomène de convection fait que l’air chaud, plus léger, monte. Si il n’y a pas d’isolation pour l’arrêter, la chaleur s’échappe donc de l’habitation. De fait, selon l’Ademe, la toiture est responsable de 30 % des déperditions thermiques. Ainsi, même si vous possédez un bon système de chauffage et que vos parois sont bien isolées, vous devrez chauffer plus que de raison pour avoir chaud.

Pour isoler les combles d’une maison ancienne, il existe aujourd’hui trois solutions :

    • L’isolation des combles perdus par soufflage : cette technique, facile à mettre en œuvre et peu onéreuse, consiste à disperser des flocons de laine de verre / de roche, ou de la ouate de cellulose sur le plancher des combles.

    • L’isolation des rampants par l’intérieur : ce procédé est particulièrement utilisé pour les combles aménagés. Cette dernière consiste à poser une couche d’isolant sur les parois en pente. Son principal inconvénient est qu’elle réduit la surface habitable.

    • L’isolation par l’extérieur ou sarking : initialement utilisée dans le neuf, elle peut aussi être mise en place si vous rénovez complètement votre toiture. Avec cette méthode, l’isolant se trouve directement sous les tuiles ou ardoises.

Refaire l’isolation des parois

Autre vecteur de fortes déperditions de chaleur, les différentes parois de la maison (plancher bas, murs) sont une étape non négligeable des travaux d’isolation. D’autant plus que ceux-ci peuvent permettre de traiter les ponts thermiques.

Pour les murs, il existe deux techniques pour améliorer votre confort :

    • L’isolation thermique par l’intérieur (ITI) : très répandue, cette solution est la moins coûteuse. Elle consiste à installer des rouleaux ou panneaux isolants entre le mur et le doublage.

    • L’isolation thermique par l’extérieur (ITE) : moins mise en œuvre car plus chère, cette technique consiste à créer une enveloppe étanche autour de la maison et permet de réduire efficacement les ponts thermiques. Cette dernière modifie toutefois l’aspect de la façade.

Une fois que vous avez estimé les travaux que vous devez effectuer pour vos murs extérieurs, ne négligez pas l’isolation de votre plancher bas ! Cette paroi, souvent délaissée, peut elle aussi être isolée de deux façons :

    • Par le dessous, si vous possédez un sous-sol, une cave ou un vide sanitaire. Pour la mettre en œuvre,cet espace doit mesurer un minimum de 1 m de hauteur.

    • Par le dessus, si vous ne possédez aucun vide sous votre sol. Vous pouvez profiter de la rénovation de votre revêtement du plancher pour la mettre en place.

Changer ses anciennes portes et des fenêtres

Si les menuiseries peuvent être sources de déperditions, les portes d’entrée et fenêtres anciennes sont surtout sources d’inconfort. En effet, le simple vitrage ou des montants vétustes sont vecteurs de courants d’air, de parois froides ou encore de condensation. Cette dernière est d’ailleurs le fait d’une hygrométrie trop élevée à l’intérieur de la maison, qui résulte souvent d’une mauvaise isolation.

👉 Pourquoi changer ses fenêtres ?

Le vitrage, lorsqu’il est simple, laisse plus facilement entrer l’humidité et s’échapper la chaleur. C’est pourquoi il est recommandé d’opter pour du double vitrage, voire du triple si vous vivez dans une zone froide ou que vos menuiseries sont orientées au nord. Le remplacement de vos anciennes fenêtres par de nouvelles plus performantes permet ainsi de lutter contre l’humidité extérieure mais aussi contre les ponts thermiques.

👉 Pourquoi changer sa porte d’entrée ?

De même, le changement de votre porte d’entrée augmente votre isolation thermique, qu’elle soit vitrée ou non. De fait, le matériau dans lequel est constitué la menuiserie influence directement le pouvoir isolant de celle-ci. Le PVC est ainsi le meilleur isolant suivi du bois, à la condition qu’il soit bien entretenu, puis de l’aluminium. Toutefois, les portes et fenêtres en aluminium sont désormais équipées de rupteurs de ponts thermiques !

Revoir l’installation de chauffage

Une fois l’isolation revue, vous pouvez entreprendre de changer votre système de chauffage qui, en maison ancienne, accumule certainement déjà de nombreuses années ! Lors de rénovations, il est courant de devoir choisir entre remplacer un chauffage central ou opter pour une installation de chauffage électrique.

Néanmoins, si votre habitation ne possède pas de système de chauffage central et que votre projet contient déjà des rénovations lourdes, il est possible d’en installer un ! Ce type d’installation, qu’il s’agisse d’une pompe à chaleur, d'une chaudière à gaz à condensation ou encore d’une chaudière à granulés, offre un très bon confort thermique et un meilleur rendement.

Si vous le pouvez, prévoyez aussi de revoir la répartition et le dimensionnement de vos radiateurs, afin d’avoir une bonne diffusion de la chaleur. Il est aussi plus simple d’estimer la puissance de votre nouvel appareil de chauffage en l’installant après avoir refait votre isolation et positionné vos émetteurs.

Modifier le système de ventilation du logement

Dernière étape de votre projet pour une rénovation énergétique complète de votre maison, la ventilation. Selon l’âge de votre habitation, il est possible que votre système soit vétuste, ou qu’il n’existe tout simplement pas ! Pourtant celui-ci est important pour extraire l’air vicié de vos pièces et vous offrir un environnement sain.

La ventilation mécanique contrôlée (VMC) permet d’extraire l’excès d'humidité de votre intérieur. Toutefois, ce mécanisme simple peut laisser passer l’air frais de l’extérieur et s’échapper la chaleur, c’est pourquoi il est davantage recommandé d’installer une VMC double flux. De fait, celle-ci limite plus efficacement les déperditions.

Coût : quelles aides pour la rénovation énergétique d'une maison ancienne ?

Entre l’isolation, la pose de nouvelles fenêtres ou encore d’un nouveau système de chauffage, la facture de rénovation d’une vieille maison peut vite monter ! Il est cependant possible d’en financer une partie grâce aux aides financières mises en place par l’État :

    • MaPrimeRénov’ est une subvention de l’Anah, accordée sous condition de ressources. Elle permet de financer de nombreux travaux et propose un forfait de rénovation globale.

    • Les primes coup de pouce, ou CEE, sont des aides spécifiques à la rénovation globale.

    • L’éco-prêt à taux zéro vous permet de bénéficier d’un emprunt à taux nul dans le cadre de vos travaux.

    • Le taux de TVA réduit, qui est directement appliqué sur votre devis.

Enfin, il faut savoir que toutes ces subventions ont une condition commune. Pour être en mesure d’en bénéficier, vous devez faire appel à un artisan certifié RGE (reconnu garant de l’environnement).

La rénovation énergétique globale est donc indispensable pour une maison ancienne afin d’améliorer le confort de ses occupants. En faisant augmenter votre DPE, elle est aussi le bon moyen de trouver plus facilement des locataires ou des repreneurs. Vous ne savez pas par quels travaux votre logement est concerné ? L’audit énergétique est là pour vous orienter !

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