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Quel système de chauffage est le plus écologique ?
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Comparatif des systèmes de chauffage les plus écologiques

Temps de lecture 11 min

Clémence
Clémence

Mis à jour le 04 octobre 2022

Sommaire

Le chauffage représente, à lui tout seul, 60 % de notre consommation énergétique, selon l'ADEME ! À l’heure de la transition énergétique, ce résultat questionne : est-il possible de se chauffer correctement tout en étant respectueux de l’environnement ?

Entre les différentes pompes à chaleur, chaudières ou panneaux solaires, l’offre de chauffage écologique est aujourd’hui étendue. Chaque système possède toutefois ses avantages et inconvénients, et ne sont pas forcément tous adaptés à vos besoins !

Qu'appelle-t-on un système de chauffage écologique ?

Avant de se pencher sur les différents systèmes de chauffage existants, il convient de déterminer ce qu’est un chauffage écologique. Si, par définition, celui-ci doit respecter l’environnement et ainsi limiter l’empreinte carbone de ses utilisateurs, en pratique, il doit répondre à 3 points :

  • Réduire la consommation d’énergie du foyer. De fait, si un appareil pourtant reconnu comme performant est installé dans une maison mal isolée, il surconsomme et n’est donc pas écologique.

  • Utiliser autant que possible une énergie dite renouvelable.

  • Limiter les rejets de gaz à effet de serre, ce qui lui permet de s’inscrire dans la transition énergétique prévue par la Cop21.

Il n’est pas toujours possible de réunir ces 3 critères, pour des raisons pratiques ou financières. Toutefois, les systèmes de chauffage aujourd’hui très performants permettent déjà de réduire significativement votre bilan carbone !

Notez aussi que pour qu’un système soit respectueux de l’environnement, il est nécessaire d’adopter quelques écogestes, parmi lesquels, limiter sa température intérieure à 18°C, l'abaisser la nuit et lorsque vous vous absentez du logement. Ces habitudes vous permettront de faire des économies importantes sur vos factures.

🔎 Comparatif des différents systèmes de chauffage les plus éco-responsables

Système de chauffage Coût d'achat MaPrimeRénov' Émissions de CO2/kWh  ETAS
Pompe à chaleur air/eau 8 000 à 13 000 € Jusqu'à 4 000 € 49 g/kWh 130 %
Pompe à chaleur air/air 1 600 à 3 000 €* Non éligible 49 g/kWh 150 %
Pompe à chaleur géothermique 14 000 à 20 000 € Jusqu'à 10 000 € 49 g/kWh 170 %
Chaudière à gaz THPE 3 000 à 6 000 € Jusqu'à 1 200 € 227 g/kWh 93 %
Chaudière biomasse 6 000 à 15 000 € Jusqu'à 10 000 € 30 g/kWh 90 %
Radiateur électrique à inertie 200 à 700 € Non éligible 147 g/kWh 38 %
Panneaux solaires thermique (SSC) 400 à 2 000 €/m² Jusqu'à 10 000 €  0 g/kWh** 90 %


*pour une seule pièce,
**hors production des panneaux

Ici, l'ETAS exprimé en pourcentage permet de traduire l’efficacité d’un système de chauffage. Moins celui-ci consomme d’énergie primaire pour fournir du chauffage, plus le rendement est élevé et donc l’appareil efficace.

Le chauffage central et renouvelable avec la pompe à chaleur

Les pompes à chaleur sont aujourd’hui un des seuls modes de chauffage central utilisant une énergie considérée comme renouvelable. En effet, elles sont suffisamment performantes pour chauffer la totalité d’un logement tout en assurant une température stable. Pour puiser les calories dans l’air ou le sol, les PAC utilisent un fluide frigorigène, qui en cas de fuite, peuvent être néfastes pour l’environnement. C’est pourquoi une maintenance doit être réalisée régulièrement, afin d’assurer l’étanchéité du système. De plus, plusieurs études sont en cours pour réduire l’impact de ce fluide en ayant recours au R32 ou des fluides naturels.

Attention, pour qu’une pompe à chaleur soit réellement efficace et écologique, elle doit être installée dans une maison bien isolée.

La pompe à chaleur air/eau

Ce système de PAC utilise l’aérothermie pour fonctionner. Plus précisément, elle capte les calories présentes dans l’air extérieur pour les restituer à l’eau de votre circuit de chauffage ou pour produire de l’eau chaude sanitaire. Peu énergivore, la pompe à chaleur air/eau présente aussi l’avantage d’être économique sur le long terme !

En rénovation, cet appareil de chauffage présente l’avantage de vous permettre de conserver vos radiateurs et/ou votre plancher chauffant. Par ailleurs, la pompe à chaleur air/eau peut être installée aussi bien en maison individuelle qu’en appartement (sous autorisation de la copropriété et de la ville).

Son achat étant relativement onéreux, entre 8 000 et 13 000 €, vous pouvez bénéficier de diverses aides financières, comme MaPrimeRénov’, les CEE ou l’éco-PTZ, pour son installation.

Points forts
  • Énergie renouvelable (air)
  • Économique sur le long terme
  • Assure une température stable
  • Éligible aux aides financières
Points faibles
  • Nécessite une place pour l’unité extérieure (ou accord de copropriété)
  • Coût d’investissement élevé

 

Découvrez nos pompes à chaleurs air/eau pour une chauffage écologique :

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La pompe à chaleur géothermique

À la différence de sa consœur air/eau, cette pompe à chaleur capte les calories directement dans le sol. Ensuite, elle restitue de la même façon la chaleur à l’eau du réseau de distribution du chauffage.

Il est possible de rencontrer deux systèmes de pompes à chaleur géothermiques :

  • Celles à captage horizontal. Des capteurs sont répartis dans le sol de votre jardin, à une profondeur de 1,20 m au maximum. Ce modèle de PAC nécessite un jardin relativement grand et se rencontre plus souvent en constructions neuves, puisqu’elle demande de forer.

  • Celles à captage vertical. À l’inverse du captage horizontal, ce types de capteurs ne demandent pas une grande surface, ces derniers sont alors installés à une centaine de mètres en profondeur. Pour les installer, il est nécessaire de demander des autorisations auprès de la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE) et de votre mairie.

Très performante, la pompe à chaleur géothermique reste néanmoins très chère à l’achat puisqu’il faut compter environ 20 000 €.

Points forts
  • Énergie renouvelable (sol)
  • Peu énergivore
  • Très bon rendement énergétique
  • Éligible aux subventions
Points faibles
  • Coût d’achat très élevé
  • Nécessite de posséder un jardin

La climatisation réversible

Aussi appelée pompe à chaleur air/air, la climatisation réversible utilise aussi le principe de l’aérothermie. En revanche, elle n’utilise pas le circuit de distribution d’eau classique. En effet, celle-ci restitue la chaleur en hiver par le biais de ventilo-convecteurs ou de splits muraux.

En été, il est possible d’inverser son fonctionnement, en puisant l’air chaud à l’intérieur du domicile pour l’évacuer vers l’extérieur et donc rafraîchir vos pièces. Son installation n’est toutefois pas recommandée dans les régions les plus froides.

Par ailleurs, il faut compter entre 1 700 et 3 000 € pour son achat et son installation dans une seule pièce, la pompe à chaleur air/air ne permettant pas de bénéficier de subventions.

Points forts
  • Énergie renouvelable (air)
  • Consomme peu
  • Permet de chauffer et rafraîchir
Points faibles
  • Non éligible aux aides financières
  • Ne peut pas chauffer l’eau chaude sanitaire

 

Parcourez nos climatisations réversibles :

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La solution écologique et économique avec le bois

Très connu, le bois est un mode de chauffage écologique encore souvent utilisé en appoint par le biais de cheminées ou de poêles. Depuis quelques années, celui-ci se décline aussi en chauffage central, grâce à des chaudières désormais performantes, offrant un bon confort thermique.

La chaudière biomasse en système central

Encore peu répandue, la chaudière biomasse est aujourd’hui le seul mode de chauffage au bois suffisamment puissant pour gérer la température de toute la maison, étant de plus raccordée aux radiateurs. Il en existe deux types :

  • Les chaudières automatiques, avec une alimentation automatique du silo en combustibles. Son coût varie entre 12 000 et 25 000 €.

  • Les chaudières manuelles, l’utilisateur doit alors lui-même alimenter le silo, dont le prix d’achat oscille entre 2 000 et 10 000 €.

Bien que nécessitant un certain investissement, la chaudière biomasse s’avère économique sur le long terme. En effet, le bois, les granulés ou les résidus de matières organiques, qui sont des combustibles renouvelables, sont peu onéreux à l’achat.

Le principal inconvénient de ce dispositif réside dans la place nécessaire pour l’accueillir. De fait, la chaudière en elle-même est volumineuse, mais il faut aussi prévoir un espace pour le stockage du combustible.

Points forts
  • Énergie renouvelable (bois)
  • Éligible aux aides de l’État
  • Bon rendement énergétique
  • Combustible peu onéreux
Points faibles
  • Volumineuse
  • Prix d’achat élevé
  • Demande un espace de stockage pour le combustible

Le chauffage d'appoint avec le poêle à granulés

Le poêle repose sur le même principe que la chaudière biomasse, il est toutefois davantage recommandé pour les petites surfaces. Parfois proposé comme solution de chauffage central, il est plus courant de le rencontrer comme chauffage d'appoint, puisqu’il n’est pas suffisamment puissant pour éviter les variations de températures.

Par ailleurs, à l’inverse de la chaudière biomasse, le poêle à bois ou à granulés n’est pas relié au réseau de radiateurs. Il permet donc de chauffer avant tout la pièce dans laquelle il est situé. C’est pourquoi, ce système est recommandé en complément d’un autre mode principal.

Autre inconvénient, il est nécessaire de posséder un espace pour stocker les combustibles et le poêle doit être ravitaillé manuellement.

Points forts
  • Énergie renouvelable (bois)
  • Bien pour les petites surfaces
  • Permet de bénéficier de subventions
Points faibles
  • Uniquement en appoint
  • Température non stable
  • Pas d’eau chaude sanitaire
  • Espace de stockage nécessaire pour le combustible

Les différentes possibilités avec le chauffage au gaz

Utilisant une énergie fossile, le chauffage au gaz n'apparaît pas naturellement comme un système écologique. Pourtant, le gaz naturel reste un des hydrocarbures les plus propres parmi ceux disponibles, comme le fioul.

De plus, les nouvelles chaudières sont désormais moins polluantes que les anciennes générations ! Il est possible d’en rencontrer deux types :

  • La chaudière gaz à condensation, que l’on retrouve parfois sous l'appellation chaudière à très hautes performances énergétiques, est la plus répandue. Cette dernière récupère la chaleur générée par les fumées de la combustion pour préchauffer l’eau du circuit de chauffage. Ce fonctionnement lui permet d’atteindre un rendement énergétique supérieur à 100 % et d’être peu énergivore.

  • Le modèle Bas NOx, qui remplace les anciennes basses températures. Ces dernières sont installées uniquement en appartement si l’évacuation des fumées est adaptée.

Par ailleurs, l’avenir du chauffage au gaz se veut plus écologique grâce à l’utilisation du gaz vert et de l’hydrogène ! Dans le cadre d’une rénovation, les chaudières THPE, dont le coût varie entre 3 000 et 6 000 €, vous permettent de bénéficier de subventions.

Points forts
  • Très bon rendement énergétique
  • Économique sur le long terme
  • Investissement moyennement élevé
  • Éligible aux aides financières
Points faibles
  • Énergie fossile
  • Interdit en construction neuve

 

Découvrez nos chaudière gaz à condensation économiques :

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L’info IZI
L’interdiction du chauffage au gaz au 1er juillet 2022 ne touche pas tous les logements. Ne sont concernées que les maisons individuelles neuves.

Un système autonome avec le solaire

En fonctionnant à l’aide d’une énergie 100 % renouvelable, le système solaire combiné (SSC) arrive souvent en tête de liste des dispositifs de chauffage écologiques. En effet, en dehors de leur fabrication, la technologie des panneaux solaires permet une émission de CO2 quasi nulle.

Plus précisément, pour alimenter un logement en chauffage et en eau chaude sanitaire, il doit s’agir de panneaux solaires thermiques. Ces derniers captent la chaleur des rayons du soleil et font monter en température l’eau du circuit de chauffage. Cet équipement permet donc d’être autonome en énergie et de conserver vos radiateurs ou planchers chauffants.

Malgré de très bons atouts, ce dispositif souffre de quelques inconvénients importants :

  • Son rendement dépend du taux d’ensoleillement de votre région.

  • Le SSC ne couvre que 40 à 60 % de votre consommation, il est donc vivement conseillé de posséder un autre équipement de chauffage pour couvrir vos besoins.

  • Un coût d’achat élevé, entre 400 et 2 000 € le m² selon le modèle choisi. L’installation de panneaux solaires thermiques ouvre néanmoins le droit à certaines aides financières.
Points forts
  • Énergie 100 % renouvelable (solaire)
  • Économie d’énergie sur le long terme
  • Coût d’entretien faible
  • Possibilité de bénéficier de subventions
Points faibles
  • Coût d’achat élevé
  • Température non stable
  • Nécessité un autre chauffage en appoint

L’électricité avec des radiateurs performants

Très répandus, les radiateurs électriques sont réputés énergivores et, de ce fait, peu écologiques. Pourtant, il est possible de conserver son système de chauffage électrique tout en améliorant les performances environnementales de votre habitation.

Pour cela, il est nécessaire d’opter pour des radiateurs performants. Les convecteurs électriques, aussi appelés “grille-pain”, connus pour faire grimper les factures d’électricité et fournir une piètre qualité thermique, sont donc proscrits. Pour une consommation d’énergie réduite, il est conseillé de se tourner vers :

  • Les radiateurs à accumulation, constitués de briques réfractaires. Une résistance se charge de les faire monter en température, les faisant ainsi accumuler de la chaleur qu’elles peuvent ensuite restituer alors que le radiateur est éteint.

  • Les radiateurs à fluide caloporteur, dont l’inertie thermique permet de diffuser de la chaleur pendant plusieurs heures, une fois le radiateur arrêté.

  • Les radiateurs à inertie sèche, fabriqués en céramique, fonte ou granit. Ils conservent la chaleur et la redistribuent de façon progressive, évitant au radiateur d’être constamment allumé.

À noter que, pour des raisons de coût, ce type de chauffage est davantage conseillé dans les logements de petites et moyennes tailles. Il en est de même pour les chaudières électriques, particulièrement énergivores.

Points forts
  • Installation facile
  • Coût d’achat accessible
  • Consomme moins que les convecteurs
Points faibles
  • Énergie non-renouvelable
  • Énergivore
  • Nécessite un ballon d’eau chaude en plus
  • Déconseillé aux grands logements


Certains modes de chauffage, comme le solaire et les poêles à granulés, sont donc avant tout des systèmes d’appoint. Néanmoins, les appareils comme les chaudières au gaz ou les radiateurs électriques utilisent aujourd’hui des technologies leur permettant d’être nettement plus respectueux de l’environnement que leurs prédécesseurs. L’idéal peut alors se trouver dans le mixte, comme avec les pompes à chaleur hybrides qui peuvent être couplées à un autre système de chauffage.

Néanmoins, sans écogeste ou isolation suffisante, même l'appareil le plus performant ne pourra s’avérer écologique, puisqu’il surconsommera ! Ainsi, avant d’opter pour une pompe à chaleur, par exemple, vous devez veiller à ce que votre logement soit bien isolé. De plus, votre système de chauffage peut aussi être optimisé à l’aide de la domotique. Car le kWh le plus écologique, c’est celui qu’on ne dépense pas !

 

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